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Interviews

Julien Gerbi (Alg): Inchallah la formule 1

Julien GERBI : « Mon rêve est d’être le premier Algérien pilote de F1 »

 

C’est d’alicante, dans le sud de l’Espagne, que le pilote de course Algérien, Julien Gerbi, à accepté de répondre à nos questions. Julien Gerbi est dans le sport Algérien, une sorte « d’OVNI » car il pratique un sport qui habituellement est l’apanage de quelques familles fortunées à travers le monde, la course automobile. Après avoir réussi avec mention son passage en formule 3, Julien essaye de boucler son budget, comme il l’a toujours fait, « à la débrouille », afin de disputer une saison de formule 2 qui lui ouvrirait les portes du « graal » de la formule 1. Le rêve de Julien Gerbi : être le premier pilote Algérien à conduire une monoplace sur un circuit de formule 1.

Le Temps : Julien Gerbi, les férus de sport automobile vous connaissent, mais pouvez vous, dans un premier temps, vous présenter au reste du peuple Algérien qui ne vous connait pas encore ?

Julien Gerbi : Merci dans un premier temps de me donner la parole dans votre journal et bonjour déjà à tous vos lecteurs. Je m’appelle Julien Gerbi, j’ai 25 ans et je suis dans le sport automobile depuis 2003. Je n’ai pas pu faire de Karting, la voie normale et quasi obligatoire des apprentis pilote, car on ne pouvait pas se le permettre dans la famille. Moi j’ai commencé directement dans ce qu’on appelle une monoplace. Ensuite j’ai appris le métier et progressé étape par étape depuis mes débuts en Championnat d'Europe de Sport Prototypes en 2004 jusqu’à mes derniers essais en formule 3000 où j’ai battu les temps du Champion d'Europe de F3000 et des pilotes d'essais F1 qui étaient présents ce jour-là.

 

 

Le Temps : Pouvez-vous nous détailler un peu votre parcours professionnel dans le sport mécanique pour qu’on se rende mieux compte des différentes étapes qui vous ont mené là où vous êtes aujourd’hui, c'est-à-dire à un pas de la fameuse formule 1 ?

Julien Gerbi : Et bien comme je vous l’ai dit, j’ai vraiment fait mes débuts dans une monoplace, puis ensuite j’ai du partir un an en Turquie pour pouvoir courir en Formule 3, deux ans au Etats Unis pour continuer à courir en monoplace, avant de revenir en Europe pour courir en Angleterre et pouvoir faire des essais en formule 2 et en formule 3000. Pour ceux qui connaissent, ma première compétition professionnelle, c’était le Championnat d'Europe de Sport Prototypes, puis ensuite la Formule BMW espagnole, pour arriver à l’année charnière pour moi, l’année 2006 où j’ai vraiment commencé à toucher mon rêve avec ma  signature en Formule 3. Pour ma première course, je suis parti de la dernière place et j’ai remporté la victoire, à seulement 21 ans. Une 2006 qui me rapportera 3 victoires et 5 podiums en 8 courses.

Grâce à ce magnifique parcours en Formule 3, j’apparais, début 2007, dans le classement mondial des 100 meilleurs espoirs, au milieu des Hamilton, Vettel et Piquet Jr. Je décide alors de quitter l'Europe pour les Etats-Unis, où mes finances me permettent de courir en  US Barber Mazda Series que je quitterai à la 4ème place sur 95 pilotes avec 10 podiums en 14 courses, 2 ans plus tard en 2009 où j’ai la possibilité de revenir en Europe pour concourir en Formule 3 Britannique et où j’ai l’opportunité de faire des essais en Formule 2 et en Formule 3000.

Le Temps : Julien, j’ai presque envie de vous dire : «  La formule 1, c’est pour quand ? »

Julien Gerbi : C’est vrai que je suis actuellement, dans les catégories justes en dessous, qu’on appelle aussi les catégories « antichambre de la F1 », que sont  la formule 2 et le GP 2. Moi j’ai couru et je me suis testé dans les voitures de ces catégories là et maintenant mon objectif c’est d’y courir afin d’y obtenir des résultats pour espérer passer en Formule 1.

Le Temps : Boucler le budget d’une monoplace pour courir dans un circuit est très difficile, n’avez-vous jamais eu la tentation du Rallye, où les budgets sont quand même inferieurs à ceux d’une monoplace ?

 

Julien Gerbi : J’ai toujours suivi le rallye, comme tout le monde, d’un peu loin, mais en ce qui me concerne, mon truc ça a toujours été le circuit, la monoplace et pourquoi pas un jour la F1. L’an dernier je courais dans une monoplace de 360 chevaux, en formule Palmer Audi  qui ressemblait beaucoup à une F1, mais pour un jour accéder à la F1, il faudra que je participe au championnat GP2 ou Formule 2.

Le Temps : Le fait de ne pas avoir fait de Karting, vous handicape t’il aujourd’hui par rapport aux autres pilotes ?

Julien Gerbi : Le karting c’est essentiel car cela vous enseigne la « bagarre » en course avec un pilote proche de vous sur le circuit, observer et guetter ses failles, freiner plus tard que lui ect… Cela apprend aussi l’endurance d’une course très longue et très difficile. Sinon sur le plan de la technique, à part l’usure des pneus, une monoplace c’est vraiment différent d’un Karting.

Le Temps : Vous revendiquez partout votre Algérianité, à chaque fois que l’occasion vous est présentée. Pouvez-vous nous parler un peu de vos origines ?

 

Julien Gerbi : Les origines Algériennes viennent de ma mère. J’ai essayé de faire mon arbre généalogique et le plus ancien ancêtre que j’ai trouvé habitait la région du MZAB (wilaya de Ghardaia) vers les années 1700. Ensuite ma famille a quitté le Mzab pour immigrer à Alger, Oran et Tlemcen.

Le Temps : Vos parents vous ont t’ils encouragé dans la voie du sport automobile ?

Julien Gerbi : En ce qui concerne mes parents, j’ai eu droit au traditionnel : « Passes ton bac d’abord ! », conseil que j’ai suivi puisque j’ai obtenu mon bac littéraire. Une fois que j’ai obtenu mon bac, j’ai dit à mes parents que je voulais faire de la course et que c’était ma seule passion. Ils ont vu que j’étais sérieux et m’ont aidé à démarcher des sponsors pour boucler mon premier budget. Et depuis je n’ai jamais arrêté.

Le Temps : En ces temps de crise économique et de rigueur budgétaire, comment Julien Gerbi fait-il pour trouver des sponsors pour continuer à courir ?

Julien Gerbi : Je crois que vous venez de mettre le doigt là où ça fait mal. C’est le problème de ce sport. Si vous n’avez pas le budget et suffisamment d’argent pour pouvoir faire des essais pour connaitre sa voiture et connaitre les circuits, vous êtes désavantagé par rapport à ceux qui ont les moyens de le faire. Mon idée, ça a été de créer un programme d’investissement privé, où en fait des particuliers peuvent investir sur ma carrière en me soutenant avec la somme de leur choix, en échange   d’un intéressement sur ma carrière et mes primes lorsque je fais des bons résultats ou si je décroche un gros contrat publicitaire. L’intéressement destiné à ceux qui investissent sur moi est de 50% en cas de gains. C’est surtout cet initiative qui ma aidé à survivre car trouver des sponsors dans le monde de l’entreprise c’est devenu mission impossible sans contact préalable d’un intermédiaire.

Le Temps : Un autre Algérien qui faisait du sport automobile, Nassim Sidi Saïd, avait pas mal de sponsors Algériens comme la société phare des entreprises Algérienne, la Sonatrach. Pas vous ?

Julien Gerbi : Comme je vous l’ai dit, hormis les particuliers, je n’ai aucune entreprise Algérienne dans mes partenaires. Mais si une ou plusieurs entreprises de mon pays est intéressée par mon projet d’être le premier pilote de Formule 1, elle est la bienvenue et peut se rapprocher de moi à travers la rubrique contact de mon site web juliengerbi.com .

Le Temps : Est-ce que les meilleurs pilotes sont en formule 1 ?

Julien Gerbi : Les pilotes qui gagnent en formule 1 sont les meilleurs pilotes. Après, il ya une autre catégorie de pilotes qui courent dans les toutes petites écuries, qui ont souvent besoin de fonds et qui là, ne sont pas forcément les meilleurs pilotes mais surtout des pilotes fortunés où amenant un budget avec eux qui va permettre à l’écurie de boucler son budget, en échange d’un volant.

Le Temps : Vos concurrents sont-ils des passionnés débrouillards comme vous, où des passionnés « bien nés avec une cuillère d’argent dans la bouche » ?

Julien Gerbi : Honnêtement dans les catégories dites de promotions, où je me trouve, ils sont pour la plupart originaires de bonnes familles qui ont les moyens financiers. Cela devient de plus en plus dur pour les gens comme moi car plus vous montez de niveau et plus les budgets explose car il faut plus d’essais et donc plus de mécanique. Juste un chiffre, un budget de Formule 2, avec les déplacements et le budget accident, c’est 1 million d’euros, ce n’est pas à la portée de tout le monde. C’est d’ailleurs mon problème cette année. J’avais fait des essais concluants en Formule 2, mais je n’ai pas pu participer au championnat de F2 2010 parce que je n’ai pas réussi à réunir le budget.

Le Temps : Pour la prochaine saison, qui débute en Mars 2011, avez-vous réuni le budget pour enfin concourir en F2 ?

Julien Gerbi : C’est en cours, et j’espère réunir ce budget pour disputer le championnat de F2 car le vainqueur de ce championnat aura le droit à des essais dans l’écurie Williams. Sinon j’ai d’autres propositions en super tourisme et en endurance pour me consoler.

Le Temps : Combien perdez vous de kilos par course ?

Julien Gerbi : Dans ma catégorie, où la course dure moitié moins qu’une course de F1, on peut perdre jusqu’à 2 kilos par course. Comme on dispute 3 courses par weekend end, si on oublie de s’alimenter correctement on peut perdre trois fois deux kilos par course. En formule 1, avec la chaleur on peut perdre jusqu’à 7 kilos par course.

Le Temps : Quelle est la vitesse maximum que vous avez déjà atteint ?

Julien Gerbi : 320 kilomètres /heure, ça passe très vite et le virage arrive très vite. On passe de 0 à 100 km/heure en deux secondes cinq.

Le Temps : Avez-vous un agent ou un manager qui gère vos affaires ?

Julien Gerbi : A une époque, j’ai eu quelqu’un qui s’occupait de mes affaires, puis mon expérience fait qu’aujourd’hui je préfère tout gérer seul de A à Z. La recherche de sponsors, la gestion de mon site internet mais aussi les négociations avec la presse pour les interviews les télés ect…

Le Temps : On va croiser les doigts et souhaiter que vous soyez le premier pilote Algérien en formule 1

Julien Gerbi : Merci, je l’espère de tout cœur, l’Algérie est présente tous les jours à mes côtés. Il n’ya jamais eu de pilotes de formule 1 Algérien et mon plus grand rêve serai de conduire une monoplace avec sous mon nom, enfin notre drapeau vert blanc et rouge.

Entretien réalisé par Mohamed BOUGUERRA


 

En zone mixte avec les Fennecs (video)

 

 


 

Allez les verts,dirou halla fel Luxembourg


 

FOUED KADIR, Le magicien des Verts

 

FOUED KADIR : « Je me suis toujours imaginé ne portant qu’un seul  maillot, celui de l’Algérie »

 

Foued Kadir n’a pas que  le sang Algérien, le fait d’avoir évolué à l’AS Cannes et d’être né dans la région Marseillaise, en commun avec Zinedine Zidane. Un autre point commun, uni ces deux joueurs. Ils sont l’archétype de ce qu’on appelle avec nostalgie « un numéro 10 à l’ancienne ». Lorsqu’on voit Foued Kadir évoluer sur le terrain avec élégance, à chacun de ses mouvements, on perçoit des faux airs de Belloumi ou de Michael Laudrup, car son éclosion tardive l’a protégé du jeu stéréotypé et académique dans le mauvais sens du terme, qui bride trop souvent, la créativité des joueurs formés en France.

Foued Kadir est un meneur de jeu comme il n’en existe plus beaucoup dans le monde d’aujourd’hui. Certes, il est capable de marquer ; mais on a l’impression que sa joie est plus intense lorsqu’il fait marquer. Cet « artiste » du ballon rond, ne se contente pas d’une simple passe décisive, son souci du détail et sa technique naturelle le poussent à distiller des passes décisives et d’orienter le jeu vers l’avant au millimètre près, dans la plus pure tradition Algérienne.

C’est à la mi temps du match de quart de finale de coupe de la ligue Française, Valenciennes FC-Paris SG, que Foued Kadir a accepté de répondre à nos questions. Nous avons découvert un authentique patriote, qui malgré deux saisons en Ligue 1 et une coupe du monde où il a joué titulaire, est resté simple, humble, très accessible et avec la tête sur les épaules.

 Le Temps : Foued, vous avez été blessé en Aout dernier face à l’Olympique de Marseille. Où en est votre convalescence ?

 Foued Kadir : Tout va bien pour moi El Hamdoullah, je recommence à courir  lundi prochain inchallah.

 Le Temps : D’autant plus que la rupture des ligaments croisés est la blessure « cauchemar » du footballeur. Le fait de voir le bout du tunnel doit vous faire plaisir j’imagine ?

 Foued Kadir : Je ne vous le fait pas dire, d’autant plus que cette blessure est arrivée à un moment où je m’imposais vraiment dans l’équipe et où j’enchainais les bonnes prestations.

 Le Temps : Votre retour à la compétition Foued, c’est prévu pour quand ?

 

 

Foued Kadir : Normalement si tout va bien, mon retour à la compétition est prévu pour début Février si dieu veut.

 Le Temps : Ne pensez vous pas que, contrairement à vos collègues de l’EN, votre guérison rapide est due au fait d’avoir choisi l’option de la France par rapport à celle du  Qatar, pour vous soigner ?

 Foued Kadir : Ce que je peux vous dire, c’est que lors d’une blessure, surtout une blessure au genou, ce qui est surtout déterminant, c’est le choix du chirurgien qui va s’occuper de vous. J’ai choisi le meilleur chirurgien par rapport à ce que j’avais et j’ai suivi ses instructions postopératoires et de rééducation à la lettre et ça a payé.

 Le Temps : Vous n’êtes arrivé en Ligue 1 qu’à l’âge de 25 ans. Quelle est la raison de cette éclosion tardive ?

 Foued Kadir : La réponse est simple. Dans le monde du football, même si vous êtes un joueur de qualité et que vous croyez en vous, vous êtes quand même tributaire d’une chose capitale, il faut que quelqu’un accepte de vous donner votre chance. Le destin a fait que j’ai attendu très longtemps avant qu’on me donne la mienne.

 Le Temps : Moi qui vous suis depuis 2007, je peux témoigner que même lorsque vous jouiez en National (troisième division Française), vous prouviez à chaque match que vous aviez le niveau Ligue 1 sans problème. Pourquoi le football Français n’a pas détecté Foued Kadir ?

 Foued Kadir : Comme je vous l’ai dit, c’est le destin. Lorsque j’évoluais à l’AS Cannes, en championnat national, j’ai toujours, au dire des observateurs, fait de bons matches et on m’a toujours prédit que je finirai par percer un jour. Le problème, c’est que j’ai du attendre trois ans en national puis deux ans en Ligue 2 avant de toucher le « graal » de la Ligue 1. Mais malgré ce temps perdu, je me considère comme un privilégié car j’ai fini par réussir à atteindre mon but. Dans le football professionnel, il ya beaucoup de candidats mais très peu d’élu. Il y a de très bons  joueurs qui n’auront malheureusement jamais leur chance.

 Le Temps : Ne pensez-vous pas que le problème de la formation à la Française, c’est cette déperdition de talents. Parce que Foued Kadir qui végète trois ans en national mais aussi Bougherra et Aly Cissokho virés de Gueugnon, qui brillent en Ligue des Champions trois ans après, ce n’est pas normal. Il ya un bug quelque part vous ne trouvez pas ?

 Foued Kadir : Le problème c’est qu’il ya trop de talents par rapport aux places vacantes, et les clubs font très vite des choix en éliminant les joueurs pour ne garder qu’un nombre très restreint qui seront engagés. Pour ceux qui restent au bord du chemin, il faut croire en sa bonne étoile et prendre la voie parallèle, la voie la plus difficile pour réussir. Certains comme moi, ont réussi en France, d’autres comme Madjid ont du s’exiler hors de France pour réussir.

 Le Temps : En tout cas, ces années de « galère » ont du vous faire savourez à sa juste valeur votre année 2010 de folie…

 Foued Kadir : Mis à part la blessure, cette année 2010 restera, au jour d’aujourd’hui, comme la plus belle de ma carrière. C’est l’année où je me suis imposé en Ligue 1, et surtout l’année où j’ai porté le maillot de l’Algérie pour la première fois avec, cerise sur le gâteau, une coupe du monde.

 Le Temps : Foued, vous avez la particularité de ne pas avoir choisi la sélection Algérienne comme par défaut mais comme premier choix. On se souvient tous que vous aviez participé à un regroupement d’une selection d’Algériens d’Europe de la catégorie espoir sous l’égide de Tasfaout si ma mémoire ne me trahit pas…

 Foued Kadir : Oui c’est vrai, il y avait aussi lors de ce regroupement Adlene Guedioura, un autre signe du destin. C’est vrai que depuis ma plus tendre enfance, je me suis toujours imaginé ne portant qu’un seul  maillot, celui de l’Algérie. Cela m’a toujours semblé naturel.

 Le Temps : Même lorsque vous avez commencé à faire parler de vous, lors de l’épopée d’Amiens, alors en Ligue 2, en coupe de la ligue. Vous manifestiez déjà votre intérêt pour l’EN et arboriez le bracelet éponge au couleur du drapeau national. Vos racines c’est très important pour vous ?

 Foued Kadir : Mes racines Algériennes ont toujours fait partie de moi. L’Algérie est indissociable de moi. Depuis que je suis enfant, l’Algérie a toujours été présente à la maison ; par l’éducation de mes parents d’une part et par les vacances à Setif, chaque été d’autres parts, jusqu’à ce que le football m’en empêche. Je suis venu en équipe nationale pour défendre les couleurs de mon pays. Je n’ai pas découvert l’Algérie en venant en équipe nationale.

 Le Temps : Votre première sélection. Un grand moment j’imagine. Pouvez-vous nous la narrer en quelques mots ?

 Foued Kadir : C’était en Mai dernier, en Irlande, à Dublin. Même si nous avions perdu trois buts à zéro face à des Irlandais revanchards d’une élimination du mondial dans les circonstances que l’on sait, ça restera un des souvenirs les plus beau et les plus intense de ma vie. Le stage de Cran Montana où on vous remet les équipements verts de l’Algérie,la pression qui monte tout doucement, l’entrée sur le terrain le jour du match, l’hymne nationale, le public… une pression énorme, jamais ressentie avant.

 

Le Temps : N’y avait-il pas une pointe d’amertume, pour le talentueux milieu de terrain que vous êtes, d’avoir évolué au poste d’arrière droit ?

 

Foued Kadir : Franchement, en sélection, on n’a pas le droit d’avoir des états d’âmes. L’équipe nationale, ça n’a rien à voir avec le club. C’est l’honneur de tout un pays qui est en jeu. Lorsqu’on a la chance d’être appelé en équipe nationale, qu’on soit titulaire, remplaçant ou même en tribune, il faut tout donner et tout accepter pour le bien de l’équipe du premier jour du stage, jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. Alors milieu, arrière droit, attaquant ou gardien, pour l’Algérie je suis près à occuper n’importe quel poste et à appliquer à la lettre les consignes du coach car c’est mon devoir d’Algérien et de professionnel.

Le Temps : Le retour de Foued Kadir en sélection c’est pour quand ?

Foued Kadir : Et bien si tout se passe bien et que le sélectionneur national fait appel à moi, je devrais être bon pour le service pour Algérie-Maroc inchallah.

Le Temps : L’équipe nationale traverse une mauvaise passe et n’est pas au mieux depuis la coupe du monde. Quelle est votre analyse ?

Foued Kadir : Je n’ai qu’une seule analyse à faire. L’équipe nationale a été décimée par les blessures et a perdu 6 ou 7 titulaires. Les joueurs qui ont joué ont fait ce qu’il pouvait mais ils n’avaient pratiquement jamais joué ensemble et manquaient de cohésion ce qui est normal. Attendez que les joueurs blessés reviennent et à ce moment là, nous pourrons juger.

Le Temps : Vous êtes donc confiant pour la suite ?

Foued Kadir : Je suis extrêment confiant, car j’ai passé beaucoup de temps avec ce groupe, avant, pendant et après la coupe du monde et je peux vous dire que c’est un groupe de qualité. Les blessés vont revenir progressivement, il reste deux matchs amicaux avant d’affronter le Maroc, nous allons travailler pour arriver à ce derby dans les meilleures conditions inchallah.

Le Temps : Un dernier mot ?

Foued Kadir : Je remercie tous les gens qui m’ont soutenu au lendemain de ma blessure. L’équipe nationale va revenir en force en 2011 inchallah et je peux vous dire que face à nos frères Marocains, nous vendrons chèrement notre peau pour honorer notre pays de la meilleure des manières inchallah.

Le Temps : Merci Foued et revenez nous vite.

Foued Kadir : Merci c’est très gentil.

 Interview réalisée par Mohamed BOUGUERRA


 

FAHEM FREESTYLE, le phénomene !

FAHEM : L’avenir du foot Freestyle Algérien

Fahem Regrag, dit Fahem Freestyle, en arrivant troisième du dernier championnat de France, est arrivé de manière fracassante, dans le gotha mondial du Foot Freestyle . Ce « sport urbain », très tendance et donc très populaire chez les jeunes, inspiré du football, et des arts de rue, apparentés au Hip Hop, voit s’affronter deux adversaires dans des matchs appelés « Battle ». Lors de ces Battles, le but des deux protagonistes est de réussir les plus beaux gestes techniques devant un jury qui doit désigner le vainqueur. Le jury juge à la fois les difficultés techniques mais aussi le côté artistique des mouvements.

Fahem  est une sorte de surdoué du Foot Freestyle, et est, à seulement 20 ans, la plus grande chance Algérienne d’accrocher le titre de champion du monde un jour. Avec Fahem, l’Algérie ne se contentera plus de participer au championnat du monde, mais elle aura une sérieuse chance d’accrocher le titre. Je vous propose de faire connaissance avec un jeune homme qui ne manque vraiment pas d’ambition et qui du haut de ses 20 ans, ne doute de rien.

« Mon rêve… Etre le premier Algérien champion du monde de Freestyle »

 

 
 

Le Temps : Fahem, pouvez vous vous présenter au public Algérien ?

Fahem : Je m’appelle Fahem Regrag dit « Fahem Freestyle », j’ai 20 ans, je suis Algérien, j’habite à Bordeaux en France et je pratique le Foot Freestyle, un sport urbain qui est en plein boum. J’ai décidé il ya peu, de vivre de ma passion, en pratiquant, depuis peu, le Freestyle de manière professionnelle puisque je vis des différents Shows et des différentes exhibitions à travers le monde avec mon crew (groupe de Freestylers) « Authentics ». J’ai fini troisième du dernier championnat de France.

Le Temps : Vous êtes originaire d’où en Algérie ?

Fahem : Je suis originaire de la wilaya de Bejaia, plus précisément de la ville d’El Kseur.

Le Temps : Vous connaissez bien l’Algérie ?

Fahem : Bien sur que je connais l’Algérie, j’y retourne d’ailleurs très souvent, malgré mon emploi du temps très chargé. J’y ai toute ma famille et beaucoup d’amis. Surtout à El Kseur, d’où je viens.

Le Temps : On ne se réveille pas un matin en disant : «  Je vais devenir Freestyleur !» Comment êtes vous venu à ce sport ?

Fahem : En fait, depuis que je sais marcher, j’ai toujours joué au football et j’ai toujours aimé, comme tous les Algériens, les gestes techniques et les dribbles. A 15 ans, j’ai été repéré à Bordeaux, par des recruteurs de l’Olympique de Marseille, qui m’ont proposé d’intégrer leur centre de formation. J’ai du refuser car mes parents étaient hostiles à mon départ de la maison pour l’OM. Ce départ manqué vers Marseille aura été sans nulle doute, un tournant dans ma carrière puisque je me suis ensuite orienté vers le Futsal, où là, j’ai vraiment utilisé ma technique sans complexes et dans un plus petit périmètre en tentant à chaque fois d’apprendre des gestes techniques pour impressionner mes amis. Un jour, j’ai vu la vidéo d’un Freestyler Chinois sur youtube, c’était phénoménal, et je me suis immédiatement dit : «  c’est ce que je veux faire ». J’ai attrapé un ballon, et me suis entraîné pour essayer de refaire les techniques que j’avais vu dans la vidéo et qui me paraissaient inaccessibles. Après quelques entraînements, et à ma grande surprise, j’ai réussi à refaire les techniques et depuis ce jour, je me suis investi à fond dans le Freestyle et je ne me suis plus arrêté jusqu’à aujourd’hui.

Le Temps : Est-ce que ce sport peut se pratiquer facilement ? Parce que lorsqu’on vous voit en action, ça à l’air compliqué non ?

Fahem : Franchement, la force de ce sport, c’est que c’est la liberté totale. Pas de fédération, pas de licence et pas besoin de matériel spécifique et onéreux. Il n’ya aucune barrière ni d’âge, ni de sexe et ni de taille. Tout le monde peut le pratiquer de 7 à 77 ans et n’importe où, dans un gymnase, un stade, un champ, une rue ou une gare, il suffit juste d’un ballon, de volonté, de passion et de beaucoup de travail pour réussir des gestes techniques. Moi par exemple, je m’entraîne trois heures par jour.

Le Temps : Le niveau du Freestyle en France est très haut, et pourtant vous avez réussi à finir troisième. Une grosse performance …

Fahem : En France, cette discipline sportive, qui s’inspire énormément du mouvement hip hop, est en plein essor et draine énormément de jeunes que l’on voit s’entrainer dans tous les city stades et les quartiers des quatre coins du pays. Cet engouement et cette généralisation de la pratique, ont fait progresser le niveau Français. En ce qui me concerne, j’avais travaillé énormément pour préparer ce championnat de France pour arriver au top le jour J. J’ai joué crânement ma chance et el hamdoullah ça a payé, car plus la compétition est importante et plus la pression est importante et plus je me surpasse. En plus, je pense en toute modestie que ma performance ce jour là valait plus que cette troisième place que m’a donnée le jury, mais bon …

Le Temps : Après le championnat de France, et vu votre talent, on a envie de voir ce que vous donnez en championnat du monde. Pas vous ?

Fahem : Disputer le championnat du monde de Freestyle ça serait le rêve mais c’est vraiment compliqué…

Le Temps : Pourquoi est-ce si compliqué ?

Fahem : Parce que pour participer aux championnats du monde Redbull, il faut participer à un « Battle » national, une sorte de championnat national pour élire le champion d’Algérie qui sera qualifié pour le championnat du monde. Si je participe au détections Françaises et que je me qualifie, je devrais représenter la France et non l’Algérie. Et moi, c’est sous le maillot Algérien, que je veux participer.

Le Temps : Aux derniers championnats du monde en Afrique du sud, il y avait pourtant un représentant Algérien non ?

Fahem : Oui c’est vrai, mais il s’agissait d’une « Wild Card », une invitation du comité d’organisation pour développer la discipline en Algérie. Mais aujourd’hui, la situation n’est plus la même, puisque nous sommes plusieurs Freestylers Algériens à prétendre à représenter notre pays à la Redbull World cup. Moi j’aimerais, participer devant mon public, en Algérie à un championnat d’Algérie qualificatif pour le mondial du Freestyle et même si je ne me qualifie pas, c’est que j’aurais été battu par plus fort que moi et le bénéfice en reviendra au Freestyle Algérien, qui s’en sortira grandi ,car le candidat Algérien sera l’égal des autres candidats et n’aura pas bénéficié d’un quelconque passe droit des organisateurs. En plus, on aura régalé notre public et fait parler de notre sport.

Le Temps : Vous tenez donc plus à développer le Foot Freestyle en Algérie qu’à faire une grande carrière ?

Fahem : Si je peux avoir les deux ça serait pas mal aussi (rire). Plus sérieusement, en temps que Freestyler, j’ai pour obligation de faire découvrir ma discipline aux néophytes pour inciter le maximum de personne à pratiquer ce sport génial. Etant Algérien, j’ai choisi mon pays comme chantier pour essayer d’y installer durablement le Freestyle. La mission est loin d’être difficile parce qu’il suffit de se promener dans n’importe quelle rue de notre pays pour y voir des Freestylers en puissance réaliser des prouesses techniques qui, avec juste un peu de musique et un peu d’organisation, pourrait régaler les foules.

Le Temps : Que faut-il faire selon vous ?

Fahem : Moi et mon agent, Mohamed Aribi, avons déjà commencé à défricher le terrain pour essayer de faire bouger les choses en Algérie. Pas seulement pour faire des éxhibitions rémunérées non, notre projet va au-delà. Nous voulons organiser des grands évènements autour du Freestyle foot mais aussi du Freestyle basket en Algérie, de la compétition avec l’organisation de « Battles » opposant sur le sol Algérien les meilleurs Freestylers Algériens et des Freestylers du reste du monde mais aussi des opérations de vulgarisation du Freestyle auprès des jeunes, et pourquoi pas dans les écoles et les quartiers difficiles aux quatre coins du pays. C’est vrai que le Freestyle est mon gagne pain, mais pour les enfants Algériens et les défavorisés, je m’engage à venir gratuitement, pour que les sponsors sachent que leur argent ne sera utilisé que pour l’organisation de ces évènements.

Le Temps : Vous effectuez, avec votre groupe ou « crew » comme vous dîtes, les Authentics, des shows dans le monde entier, tout au long de l’année. Avez-vous prévu des escales Algériennes dans ce tour du monde du Freestyle ?

Fahem : Oui il ya une association, nommée « Rêves d’enfants », qui s’occupe d’aider et d’améliorer le quotidien des enfants orphelins en Algérie. Ils nous ont contacté pour faire une série de shows  pour les enfants et nous avons accepté tout de suite.

Le Temps : Fahem, à seulement 20 ans, votre rêve, c’est quoi ?

Fahem : Mon rêve… Etre le premier Algérien champion du monde de Freestyle, entrer dans l’histoire du sport national et me servir de cette renommée pour amener des sponsors et devenir organisateur d’évènements Freestyle en Algérie, en faisant partie du jury cette fois ci et aider des jeunes Algériens à percer.

Le Temps : Qu’avez-vous à dire aux jeunes Algérien, qui vont lire cet article et qui vont avoir envie de se lancer dans le Freestyle ?

Fahem : Foncez les gars et les filles, regardez des vidéos de Freestyle sur youtube, prenez un vieux ballon et lancez-vous. C’est comme ça qu’on a tous commencé et si vous vous accrochez à votre rêve inchallah, un jour vous vivrez de votre passion et vous disputerez des Battles dans le monde entier

Le Temps : Un dernier mot ?

Juste un appel à toutes les personnes de bonnes volonté et les sponsors, qui seraient prêt à nous aider à développer le Freestyle en Algérie et à organiser des évènements ; ils peuvent me contacter par mail à [email protected]

 [email protected] .Un petit bonjour aussi à tout le peuple Algérien en général, aux gens d’El Kseur en particulier, à Mohamed Aribi et à tout mon crew Authentics : Samy, Gautier, Francky, Habib et Clément, j’espère que je n’ai oublié personne et bien sur merci de parler du Freestyle.

Entretien réalisé par Mohamed BOUGUERRA


 
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